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04/09/2007

le métier de recruteur -recruteuse

Je rebondis sur un commentaire sur le post : Le candidat idéal...
Je vais tenter de décrire le plus objectivement possible notre métier :

D'abord nous travaillons pour des entreprises qui nous rémunèrent pour les aider à recruter des collaborateurs, il y a des cabinets spécialisés en termes de secteurs d'activités, de fonction, d'autres qui ne recrutent que des dirigeants, d'autres que des "middle managers", et certains ne recrutent que des jeunes diplomés.... et des cabinets généralistes... et oui c'est un univers compliqué pour le candidat en recherche, ( à qui dois-je envoyer mon cv) ?

Nous avons donc des postes assez précis à pourvoir et bien évidemment, même si un parcours de candidat nous semble intéressant il faut qu'il corresponde au profil recherché par notre client.

Le consultant travaille avec son client sur un profil à rechercher et dans le meilleur des cas le conseille sur ce profil, afin d'éviter de rechercher un candidat qui n'existe pas ou qui sera trop rare ou qui au vu de son parcours ne sera pas intéressé par le poste.
Ensuite, si le poste est publiable, il diffuse une annonce, dans le cas contraire, il recherche par approche directe.
Il reçoit ensuite les candidatures, les lit, répond aux candidats non retenus et contacte ceux qui lui semblent intéressants.
Il les reçoit en entretien, les évalue et ceux qui correspondent bien au poste et qui sont intéressés par notre proposition sont présentés au client.
A cette étape le consultant ne maitrise pas forcément le process d'entretien, il compte sur les candidats pour l'informer.

Durant tout le process de recrutement, le consultant travaille sur des volumes de candidatures plus ou moins importants et donc, oui les réponses sont standardisées... Il faut savoir que pour une annonce publiée, nous recevons entre 100 et 200 cv. Un consultant gère en moyenne une dizaine de recherches en parallèle. faites le calcul...

Dans certains cas, nous recevons des candidats sans avoir de poste pour eux, mais il est impossible de faire des réponses personnalisés ou de discuter avec tous les candidats qui nous écrivent.
J'attends vos commentaires et vos questions et je vous parlerai dans une prochiane note de l'évaluation des candidats.

Commentaires

Votre dernier post est exactement le type d'informations que beaucoup de gens veulent lire... Merci d'expliquer pourquoi les candidats recoivent des réponses automatisées alors qu'ils correspondent fortement au poste recherché... j'ai effectué une étude à ce sujet !

Chaque travail a sa labeur et effectivement, il est difficile de pouvoir satisfaire tout le monde... vu la susceptibilité de nombreux candidats aussi !

Merci pour cette réponse... qui mérite d'être approfondie !

Écrit par : rob | 04/09/2007

Tout cela est bien subjectif et malheureusement il y a bien peu de recruteurs dotés de toutes les qualités requises pour recruter les bons éléments! Entre ceux qui convoquent juste pour justifier leur temps de travail, d'autres qui dégagent un candidat sur l'apparence physique d'une personne et les calamités qui nous questionnent sur des sujets techniques qu'ils ne connaissent pas... Il y a quoi détester les DRH et remettent en doute leur capacité à effectuer leur boulot. De façon général le profil d'un DRH c'est je me la pète, j'articule bien, je me pense important à cause de mon pouvoir décisionnel et au final je suis rempli de préjugés, je suis fermé d'esprit et je ne parle pas anglais bien que je doive m'assurer du niveau des candidats à recruter...

Écrit par : drheuh | 05/09/2007

Votre réponse peut sembler satisfaire mais la plupart de vos lecteurs connaissent très bien votre métier et sans doute, comme moi, cela ne m'a rien apporté de nouveau.
En justifiant toutes les étapes de recrutement et votre environnement, vous voulez nous faire prendre conscience que votre travail n'est pas évident et parfois long et difficile ! C'est vrai qu'il est difficile de répondre à tout le monde si vous recevez des candidats pour qui nous n'avez même pas de poste à proposer.
Je ne vais pas vous plaindre, les conditions de travail dont vous nous faites part n'ont rien à voir avec la pression que peut subir un commercial, un manager, un financier ou même un employé ! La plupart des recruteurs ne connaissent pas le côté opérationnel des postes où ils recherchent des candidats, ils ne savent qu'une mince approximation souvent trop limitée par des préjugés socio-professionnels.

Même vos clients DRH ne savent pas exactement le poste pour qui ils vous ont contacté... j'invite les DRH et recruteurs à voir le poste et à parler avec les gens qui attendent un nouveau collaborateur (ou -trice).
Je tiens a faire la différence entre recruteur et DRH même si leur pouvoir décisionnel peut faillir à leur objectivité... Le recruteur a un rôle plus difficile puisqu'il doit selectionner et proposer le meilleur "produit" pour remporter le "marché" ! Ceux qui travaillent dans le "packaging" le savent bien, le meilleur produit n'a pas forcément le plus bel emballage ni le gros budget de publicité.

En tout cas, je suis pressé de lire votre post sur l'évaluation des candidats.
Malgré les critiques, j'encourage et je salue votre initiative de mettre "vos reflexions d'une recruteuse" sur le net.

PS : J'aimerai connaître votre avis sur certaines pratiques douteuses de certaines agences dans leur recrutement, j'aimerai connaître votre position sur les candidats étrangers (venant de différentes régions : afrique, maghreb, anglo saxons, europe de l'est, europe du nord), vos anecdotes face à des CV bidons ou certains candidats pour l'humour, les autodidactes, les changements de spécialités dans un parcours professionnel, l'âge du candidat, les tests etc etc

Écrit par : seb | 05/09/2007

Je rebondis sur le commentaire de SEB, effectivement les recruteurs ne connaissent pas, la plupart du temps le poste pour lequel il recrutent. Ils ont un certains nombres de critères à faire rentrer dans des cases.........peu sont allés visiter l'entreprises pour laquelle ils recrutent, aucun n'a observé le poste de travail pour lequel ils reçoivent des candidats..............et enfin ils ne travaillent pas sur la transversabilité des compétences......ils se referent à l'experience du candidat en fonction de la fiche de poste qu'ils ont reçus par mail ou fax.............et facturent le tout extrêment cher.

De plus en plus de PME / PMI s'organisent entre elles au sein de groupement s d'employeurs, dont le directeur posséde une connaissance fine des ses entreprises adhérentes et des métiers pour lequel il recrute, soit parce qu'il est un ancien "opérationnel" ou parce qu'il a l'intelligence d'aller dans l'entreprise connaître le poste pour lequel il recrute.

Je passerai également sur les fameux tests de recrutement, la plupart des cabinets utilisent des tests qui ne font emmerger que 9 profils ( si l'on en croit ces tests la population active se rangerait dans neuf cases).

Écrit par : Winston | 05/09/2007

Après avoir constaté lors de mes recherches de stage puis de boulot, que je plaisais souvent aux opérationnels, et rarement aux DRH (en gros je suis plusieurs fois "recruté" par des opérationnels, avant qu'un DRH mette à chaque fois son veto), j'ai fini par établir le comportement type du "bon" candidat cadre débutant. Ce profil n'a RIEN à voir avec la politesse, ou la disponibilité (je rêve... on est au boulot et on doit répondre tout de suite à un recruteur, et puis quoi encore), ou autre élément de cette liste de 10 points.
Il s'agit là aussi de bon sens, mais un bon sens basé sur les préjugés et la séduction. Un préjugé par exemple est de dire qu'une personne doit avoir confiance en elle pour faire du bon boulot, ou doit s'exprimer clairement à l'oral sur un sujet qu'il ne maîtrise pas encore (puisqu'il est débutant... mais faut donner le change, c'est la règle)... alors que l'aisance s'acquière (pour des tas de gens comme moi) dans le boulot. Le candidat doit soir être dynamique, soit enthousiaste (le mec brillant mais terne ne passera pas souvent l'étape DRH).
Bref il doit savoir faire très bonne figure, d'une manière générale, le reste ne compte que très peu aux yeux d'un recruteur... après pas loin de 80 entretiens à mon actif (je cherche jusqu'à ce que je trouve un emploi bien payé :), on aura du mal à me convaincre du contraire.
Ce profil "jeune cadre dynamique" tout droit sorti des bouquins et autres sources d'idées toutes faites (que partagent de nombreuses autres personnes que les DRH), écarte de nombreux profils, pourtant meilleurs techniquement. Et contribue à une homogénéisation des profils demandés (allez sur Monster et cherchez un poste pour informaticien débutant, chaque description du profil recherché est un copier-collé du précedent), alors qu'une entreprise a besoin de profils hétérogènes.
C'est un peu comme la drague, le recrutement. On pourra théoriser autant qu'on veut sur ce blog et dans les bouquins de RH, un bon candidat pour un DRH c'est un candidat qui sais plaire, qui sait se mettre en avant sans pour autant se vanter, le choix se fera sans grande considération pour les qualités réelles de la personne, le reste c'est du blabla que je vous laisse à tous le soin de le blablater.

Écrit par : ludovitche | 05/09/2007

Mme Recruteuse, vous parlez d'un mode de recrutement industriel qui s'apprente a de l'abattage et qui necessite un traitement standardise donc une certaine automatisation qui ne laisse pas de place a une relation personnalisee. C'est le cas des gens qui repondent par centaines a la meme annonce. Qu'en est il des gens qui comme moi ont la chance d'etre contacte sur la seule foi de leur CV en ligne ?
J'ai de la chance d'etre sur un marche de niche qui me permet d'etre sollicite regulierement tant que ce marche est porteur. A mon actif j'ai l'avantage de considerer mon boulot comme d'abord celui d'un offreur de service. Je rencontre beaucoup de recruteur qui ne connaissent rien de la realite de ce que demande leur client FINAL. Souvent je dois meme expliquer aux recruteurs ce que veut leur client car moi ma 1ere mission est de bien comprendre ce que veut le client car si je ne comprend pas je vais me griller. Mais les DRH sont souvent pretentieux et largement en decalage par rapport a ce qui la realite du terrain.
Je parle la en particulier de tous les aspects environnementaux autour de la mission du consultant chasse et qui lui devra apprehender rapidement et integrer dans son boulot.
Ainsi je me suis retrouve Chef de Projet migration ZOs pour un gros client dans un algeco pourri dans un quartier chaud en pleine revolte des banlieues en 2006 avec des maitres chiens, des gardiens en arme et le couvre feu a 17h, dans un projet avec une pression inhumaine, un client gueulard, une SSII viandard qui paye a 90 jours fin de mois et traite ses independants comme des larbins, des menteurs a tous les etages, des yakafokon partout, des reunions de crises, des crises, des crises de nerfs, des nuits de mise en production et des petits matins blemes sans sommeil....des chefs qui gueulent, qui s'enguelent, qui se rejettent les responsabilites, des promesses, ect...ect
Tout ca le recruteur oublie d'en parler souvent du haut de sa morgue. Et les tests qu'ils nous font passer sont du pipeau a cote de ce que l'on vit reellement.

Écrit par : rexxcode | 05/09/2007

Je suis d'accord avec la plupart des reflexions laissées en commentaire. Jusqu'ici j'ai toujours pris le soin d'éviter les recruteurs.
Et puis on oublie trop souvent que l'employeur doit aussi savoir se vendre pour attirer les employés qu'il souhaite.
Mais de toute façon aujourd'hui on sous-traite tout. Même la pensée.

Écrit par : JP | 05/09/2007

Le recrutement est un processus connu de tout le monde finalement, mais c'est vrai que quand j'ai lu le chiffre de 100 cv au minimum à trier, ça m'a fait tilter :).
Vous me faites penser à l'enseignant qui doit corriger des centaines de copies et qui devrait passer plus de 10 minutes sur chaque élève mais qui ne le fait pas faute de temps...
J'attends aussi votre billet sur la notation des candidats qui, comme à l'école, sera forcément injuste pour certains. Mais comme le dit Ardisson à Baffie, "la vie est injuste".

Écrit par : Jérôme | 05/09/2007

j'ai eu une promotion importante dans mon entreprise.... le poste que je laissais était vacant et non pourvu en interne.... j'ai vu une annonce passer dans la presse, publiée par un grand cabinet.... j'ai répondu et......je n'ai pas été retenu ......
c'est vrai que je n'avais pas le profil.
Quelle angoisse.

Écrit par : frederic | 05/09/2007

Je discutais récemment avec un ancien DRH qui avait travaillé pour de grands groupes Français et celui-ci me précisait qu'il avait assisté sur ces 10 dernières années à une fonctionnarisation des processus de recrutement.

Pour lui, un bon recruteur doit s'impliquer avec les opérationnels pour à la fois bien appréhender les compétences techniques nécessaires pour le poste mais aussi l'état d'esprit et les qualités humaines pour s'intégrer à l'équipe.

Beaucoup de recruteurs ne recherchent que des clones. Le candidat idéal aura 25/35ans, blanc, sera resté 7/10 ans dans la même société, au même poste, à la cool...sans prise de risque.
N'importe quel stagiaire RH peut faire une sélection de CV sur ces critères.

Un candidat qui a pris des risques et s'est investi dans différentes entreprises NON (Trop instable!)
Un candidat qui a déjà monté sa société NON (va-t-il supporté un N+1?)
Un candidat qui est trop vieux NON (Quoi 40ans!)
Un candidat qui est trop jeune et sans expérience NON (désolé on cherche des jeunes diplômés avec expérience)
Un candidat de couleur NON (juste le % adéquat)
Un candidat handicapé NON (trop de contraintes!)
Un candidat au chômage NON (c'est louche, avec le plein emploi en France!)

Je reviens à cet ancien DRH qui allait plus loin en m'indiquant que ce type de recrutement plombait la croissance des entreprises Françaises et la motivation des cadres qui n'osent plus bouger et prendre de risques.

En France il ne faut pas s'étonner que les jeunes veulent devenir fonctionnaire plutôt que jeune chef d'entreprise. Il n'y a pas de valorisation pour quelqu'un qui a monté sa boite. On est loin de la mentalité anglo-saxonne et des taux de croissance de ces mêmes pays.

Faut-il s'étonner que les diplômés ou cadres laissés sur la touche et qui ne rentrent pas dans les critères partent à l'étranger ou créent leur entreprise. Et certains réussissent brillamment.

Et les chasseurs de tête (suiveurs) vont ensuite contacter ses brillants éléments. Encore aurait-il fallu en amont voir le potentiel de ces personnes.

Je pense que beaucoup de responsables recrutement ne prendront aucun risque sur un profil atypique et l'écarteront systématiquement de leur sélection pour un poste. C'est plus simple si le candidat sélectionné ne fait pas l'affaire et que l'on vient demander des comptes. ''Je comprends pas. Il faisait exactement le même boulot dans sa précédente société!''.

''Fonctionnarisation des processus de recrutement''. C'est peut-être cela l'idée? Devenir fonctionnaire dans le privé.

Écrit par : openminded | 06/09/2007

Franchement, quand on voit comment sont recrutées certaines personnes (pardon, ressources) , (cooptation, pistons en tout genre) et comment ne sont pas recrutées d'autres personnes tout aussi, voire plus valables, il y a de quoi se poser des questions sur votre rôle réel...

Mon expérience de chef de projet m'a amené à constater, à de nombreuses reprises que les CV des prestataires jugés intéressant pour l'entreprise n'atterrissaient que rarement sur le bureau des RH. Ainsi, de la même façon que les médias peuvent s'auto-censurer lorsqu'il s'agit de sortir du politiquement correct, la hiérarchie n'ose même pas proposer les CV de ces personnes car (pré)jugées trop ceci ou pas assez cela (vous vous souvenez de la pub pour la Vache qui rit ?)

En réalité, comme beaucoup de choses en France, tout ceci fontionne en circuit fermé et le système est bloqué par la crainte de chacun de perdre son poste.

En allant plus loin, je pense même que le chomage est organisé en tant que variable d'ajustement, permettant de maintenir les gens dans la peur , ce qui permet de les rendre plus dociles...

Écrit par : Philippe | 06/09/2007

Un candidat competent c'est
30% de savoir (Etude)
30% de savoir faire (stages et experiences en entreprise)
30% de savoir etre (capacité du candidat :a se couler dans la fonction ,a gerer ses affects et sa relation a l'autre)
10% de chance (ne pas entrer dans la categorie des gens ayant une apparence physique "hors norme" taille, poids ,couleur de peau, etc...)
Alors le recrutement un jeu d'enfants?,

Écrit par : antimythe | 06/09/2007

Non pas un jeu d'enfants le recrutement, mais un métier passionnant qui vous oblige à vous remettre en question chaque jour, à apprendre toujours plus (notamment sur les postes que vous recrutez, mais ouf, nous, nous sommes sur un marché de niche : la com', le marketing et le web) et qui vous fait rencontrer plein de gens (parfois même il est noté "belle rencontre" sur nos dossiers de candidature).
Le recrutement est un métier comme les autres, il y a les mêmes proportions de gens sérieux ou non. A bas les généralités. Et pour commencer, apprenez, chère Recruteuse de 20minutes.fr, que les recruteurs qui font des réponses personnalisées, ça existe ! (même si ça prend un temps fou).
Je persiste et je signe :-)
www.elaee.com

Écrit par : Elaee et alors | 06/09/2007

"...Il reçoit ensuite les candidatures, les lit, répond aux candidats non retenus et contacte ceux qui lui semblent intéressants...." écrit notre charmante blogueuse.

Mon expérience :
j'ai postulé il y a peu à une annonce sur le site d'un recruteur. Pour la réponse, ne serait-ce qu'un accusé de réception, je suis toujours dans l'attente.

Je trouve ce monde un peu froid quand il est inscrit dans les annonces que sans retour sous trois semaines, c'est qu'on ne correspond pas, mais le pire ce sont ceux qui traitent les candidatures (et les personnes derrières) comme de simples objets (pas bon = poubelle). Ne vous attendez pas à du respect si vous même n'êtes pas impéccable. Et clairement, ce n'est pas le cas.

Ah au fait, j'ai oublié : le cabinet c'était Aravati et la recruteuse Hymane Ben Aoun !
c'est quand même ballot ! Mais qu'est ce que c'est drôle !

Écrit par : Pierre | 06/09/2007

De Pierre
"mais le pire ce sont ceux qui traitent les candidatures (et les personnes derrières) comme de simples objets (pas bon = poubelle). Ne vous attendez pas à du respect si vous même n'êtes pas impéccable."
Faut rien exagerer :une candidature ce n'est qu'un bout de papier ,rien d'autre
Une entreprise qui vous repond negativement ne vous donnera pas le vrai motif de son refus ,car elle craindra a juste titre que le postulant n'aille devant les tribunaux,pour refus d'embauche discriminatoire voir a caractere raciste,sexiste ou homophobe

Écrit par : antimythe | 06/09/2007

Antimythe,
je sais pas si je suis le seul comme çà, mais quand je postule à un poste, j'envois une lettre de motivation en accompagnement du CV et je passe pas mal de temps à l'écrire pour essayer de coller à ce que recherche le recruteur tout en présentant mes plus beaux atours (ca me permet même souvent de voir que je ne correspond pas et d'arrêter avant d'envoyer).
Ce n'est pas qu'un bout de papier. En plus, chaque candidature doit être l'unique.
Mais peut-être me trompes-je.

Quand aux risques, il n'y en a aucun à dire :
1 - "candidature bien reçue".
2 - "désolé, mais d'autres personnes présentaient un profil plus en adéquation avec les critères de l'entreprise'.
Les anglais font çà très bien.

Écrit par : Pierre | 06/09/2007

"une candidature ce n'est qu'un bout de papier ,rien d'autre"
Je cherche du travail, et pour moi, une candidature, ce n'est pas un bout de papier, et penser cela c'est déjà être dans la logique la plus méprisable. Pour moi, comme pour beaucoup, une candidature, c'est l'espérance d'enfin sortir du chômage. C'est un timbre supplémentaire à payer. C'est une photocopie de mon CV en plus. C'est du temps à rédiger le meilleur courrier possible. La prochaine candidature est peut-être la bonne...? Voilà ce qu'est une candidature.
Oh, je ne suis peut-être pas forcément concernée par les postes pour lesquels on prend la peine de charger un recruteur de sélectionner des candidats, sans doute que la plupart des cibles des cabinets de recrutement n'ont pas ce problème, mais ce que je sais, c'est que pour beaucoup de monde, une candidature, ça peut engager toute une vie, et j'envoie chacune des miennes en ayant cela à l'esprit, parce qu'à un moment je voudrais pouvoir respirer à pleins poumons et exister vraiment, enfin, au lieu de juste survivre.
Et même dans le cas d'un refus, une lettre de réponse, même photocopiée, même publipostée, c'est déjà reconnaître que j'ai un peu existé et que je ne suis pas du papier, je suis un humain et je mérite d'être reconnue comme tel même si je n'ai pas été reçue.

Écrit par : Anne Honym | 06/09/2007

Un candidat prend la peine d'envoyer une candidature, la moindre des choses, en effet, est qu'il recoive une réponse.
Mais, pour répondre à Pierre, vous seriez surpris de voir combien de lettres "bateau" reçoivent les recruteurs. Il y a plus de la moitié des candidatures qui sont tout simplement des "copier coller", sans aucune rédaction particulière par rapport à une offre. Et parfois pire, avec encore l'adresse du dernier interlocuteur à qui la lettre a été envoyée.

Écrit par : Elaee et alors | 07/09/2007

Mon expérience sur les recruteurs : les questions qui nous posent ne concernent absolument pas le métier, comme ils ne le connaissent pas, ils cherchent à nous étudier "psychologiquement"...

Même ce que je trouve désagréable, ce qu'ils nous convoquent à 14h30, et qu'ils ne vous reçoivent qu'une heure plus tard. Quand j'étais sans emploi, j'ai attendu.
Mais lorsque c'était pour quitter mon ancienne entreprise, je suis allé voir la standardiste pour lui signaler que je partais, que d'attendre 1h sans explication, c'était un peu fort de café. Trois mois après, l'annonce était toujours d'actualité...

Sinon, je trouve vraiment fort regrettable que lorsqu'on envoie CV + lettre de motivation suite à une annonce, on ne reçoit pas de nouvelles. Ce manque de respect, si je peux appeler cela comme ça (même s'ils reçoivent 100 CVs pour une annonce), reflète leur entreprise : AMBIANCE DE M...

Et puis arrêter de faire vos tests bidons de logique : remettre les images dans l'ordre et donner les chiffres à une suite de chiffre (ex : 1 3 5 7 -> réponse 9 11). C'est d'un ringard -> si vous mettez trop de temps (on vous catalogue NUL : faut pas le prendre), si vous allez trop vite (moins d'une minute pour mon cas) on ne vous prend pas quand même pas (poste demandé : personne ayant de bonnes connaissances mathématiques et de logique). J'avais été trop vite à les faire ? Mon niveau de licences de maths n'était pas non plus satisfaisant (alors qu'il chercahit quelqu'un à partir d'un DEUG) ? Bien sûr, pas d'explication pourquoi je n'ai pas été pris, et c'est peut être tant mieux ........

Écrit par : Gege | 07/09/2007

il y a quelques années, en juillet, je postule chez bouygues. réponse: si dans les trois semaines vous n'avez pas recu de réponse, c'est que votre profil ne correspond pas...etc etc.
pas de réponse.
en octobre je postule a une offre d'une filiale de bouygues, je suis recu en entretien, et la un gros %ù*£^ de directeur me dit textuellement en me regardant bizarrement: "honnetement, le seul probleme avec votre candidature c'est que je ne comprends pas comment vous avez pu rester au chomage aussi longtemps alors que nous recherchons constamment des gens comme vous"
moi : "mais allez-y, traitez moi directement de feignant!"
lui: "non, non, je n'ai pas dit ca, mais je trouve cela étrange..."

je vous dis même pas mon état d'énervement en sortant de là... depuis, je n'adresse plus la parole aux DRH. et je vous mets tous dans le même sac: vous etes tous aussi incompétents les uns que les autres. point barre.

Écrit par : broken dreams | 07/09/2007

Après lecture, je me dis encore une fois que j’exerce un métier qui déchaîne bien des passions quand on l’évoque. Je suis responsable recrutement, compétences et carrières. A ce titre, je recrute pour renforcer les forces vives de mon entreprise. Mes clients donneurs d’ordre sont internes (merci la certification ISO).

Comme dans tous métiers, la fonction de recruteur connaît son lot de « médiocres », « mauvais », « peu ou prou professionnel », …etc. Je ne peux que le rappeler et trouver remarquable qu’on reproche aux recruteurs de classer grossièrement les candidats dans des cases pour enfin les définir comme « tous incompétents ou pourris ».

Il me semble utile de préciser que le recruteur recrute rarement pour lui-même. Il faudrait aussi tenir compte dans les différentes critiques du métier des demandes et contraintes imposées par les clients, ces fameux opérationnels. Utile de préciser aussi que le recruteur est également un employé qui concoure à la réussite de son entreprise.

Je sais que l’entretien de recrutement n’est pas tout le temps pratiqué de manière rationnelle. J’ai été candidat et je sais également me remettre en question. Pour autant, je ne crois pas juste de présenter les recruteurs comme de bornés sélectionneurs de clones !

Le professionnel sait réduire les biais de recrutement (effet de halo, effet de mimétisme…etc.). Pour reprendre Peretti, le recruteur doit « savoir écouter, contrôler ses sentiments, repérer les contradictions et les éléments importants en évitant les attitudes de domination. » Le recruteur recueille et donne de l’information, il apprécie l’intérêt du candidat pour le poste et l’intérêt de la candidature en fonction des critères de sélection spécifiques définis au préalable avec les opérationnels. Dans ce cadre, un recruteur interne ou externe peut faire son travail de sélection de façon rigoureuse, juste et utile pour ses clients, opérationnels et candidats.

Bonne continuation à tous et bienvenue à Hymane Ben Aoun dans la blogosphère.

Gérald Alexandre ROFFAT
LE BLOG POURPRE
http://recrutement.over-blog.com/

Écrit par : Gérald Alexandre ROFFAT | 07/09/2007

Les cabinets de recrutement fleurissent de plus en plus, les offres bidons aussi. On vous convoque tout simplement pour "faire du chiffre" le consultant devient un commercial, ne parlons pas des tests débiles que l'on vous fait passer, les moteurs de recherche qui trient directement les CV.
Je suis d'avis avec Pierre, les réponses se font rares, on a beau faire des relances rien, le mail automatique "si sous 3 semaines.." on sait que cela est non, au alors une réponse automatique négative toute de suite après le dépot de la candidature alors qu'il est 2 heures du matin. Le pire est "Nous ne remettons pas en cause votre cv ni votre parcours professionnel" à bon mais c'est quoi alors, vous ne m'avez pas rencontré ! . De nos jours le cv doit faire 1 page. Cela fait 2 ans que je suis au chomage, bac+4, les entretiens peuvent se compter sur le bout des doigts, et comme réponse négative qui revient tout le temps "vous avez l'expérience mais pas le diplome" et oui on va droit dans le mur....

Écrit par : park | 07/09/2007

Y-A-IL QUELQUE CHOSE A ENTREPRENDRE POUR REUSSIR ?

La coterie des grandes écoles, les entrées par piston, la caste des constructeurs (IBM,...), la race des seigneurs, le réseau de la fortune... entrent-ils dans les processus de recrutement ?

A écouter les incompréhensions, les insatisfactions, les révoltes, il y tout lieu d'être rassuré que le recrutement se penche sur les questions d'éthique.


Nous sommes bien loin de la transparence et d'une civilité qui devrait être commune.

Aucune société, aucun cabinet de recrutement, aucun site pour l'emploi ne produit d'information sur ses résultats en matière de résultats en recrutement. Bravo pour ce bilan qui affiche nul car il est vide.


L'ANPE elle-même ne peut contrôler les démarches effectives des chercheurs d'emploi ; sans trace d'accusé de réception, comment celui-ci peut-il justifier ses actions ?

Nous restons dans un système souffrant de ses propres paradoxes. Il n'y aurait pas de travail pour tout le monde !
A l'évidence c'est plus facile d'entretenir la pauvreté et la délinquance.


Finalement pour un pays de liberté et de l'innovation, c'est assez improductif.

Il ne nous reste qu'à taper dans le ballon ou encore mieux à être spectateur devant le petit écran ! Aucun recruteur n'aurait l'idée de nous en blâmer ...

VIVE LA FRANCE

Écrit par : EAE | 07/09/2007

je partage le point de vue d'Anne Honym, et pis encore, je suis archi dégouté tant pas les "drh" que par les recruteurs (ses), quand je les vois agir ca me donne envie de rester au chomage.
La plupart des patrons sont à vomir.
Je bossais dans une entreprise géniale, hélas elle a coulé, ce fut bien la seul que
j'ai connu qui respectait les individus et sans doute une des dernières.
Actuellement et à mon sens on embauche des recruteurs qui ont autant de sens de l'humanisme qu'un pittbull, les femmes sont les pires, les plus implacables, je ne suis pas sexiste, c'est un constant que j'ai pu faire à force de..
Et je ne suis pas le seul.

Écrit par : lolo | 09/09/2007

Compte-tenu des commentaires ci-dessus, et d'une manière plus générale de l'opinion assez unanimement négative que les candidats ont des recruteurs, j'invite ces derniers, et notre gentille blogueuse en particulier, à s'interroger : qu'est-ce qui, dans leur pratique du métier, génère une telle perception ? Et à en tirer les conclusions qui s'imposent...

Écrit par : merlin | 10/09/2007

Mr ROFFAT,

"...je me dis encore une fois que j’exerce un métier qui déchaîne bien des passions quand on l’évoque..."

Vous, comme les autres, qui n'avez que le mot "client" à la bouche, vous oubliez que vous avez, à l'instar des politiques, avant tout un rôle éminement social.

Il est d'ailleurs intéressant de constater la similitude du rejet dont vous êtes l'objet, les uns (les RH) et les autres (les politiques).

Je vous laisse méditer là-dessus...

Écrit par : Philippe | 11/09/2007

Après avoir lu tous les commentaires, je souhaiterais ajouter ma p’tite touche perso.
Après ma grossesse, j’ai été licenciée économique et j’ai tout de suite recherché du travail. Les fois précédentes (C’est pas mon 1er licenciement économique), il me fallait maximum 2 mois pour dégôter un job. Mais là çà c’est franchement corsé.

Il y a 4 ans, les cabinets de recrutement ne foisonnaient pas encore, le gros des entretiens se faisaient directement chez les DRH des entreprises et, si vous passiez par un cabinet, c’était pour une offre clairement défini. Les recruteurs étaient un chouillat plus loquaces sur les motivations des refus. Et ben comme dit « Guignol » Cabrel => C’était mieux avant.

En 4 mois, j’ai eu un florilège de tous les maux et paradoxes du recrutement.

1- La situation familiale : un grand classique pour tous ceux qui ont une vie de famille , à croire que dès qu’on a des enfants, on ne fait plus son job correctement.
A plusieurs reprises, j’ai passé 2/3 entretiens, tout se passe bien et dernier entretiens : « Vous avez des enfants ». Moi répondant : « Oui, mais j’ai déjà une nounou et mon mari pourra la récupérer un soir sur 2 ». ET là bip,bip,bip … Plus personne à l’autre bout de fil.
Bon, juste pour les recruteurs : A choisir, mieux vaut une nénette qui s’arrête juste 4 mois pour « contribution aux futurs retraites » (je fais dans le sinisme) qu’un trentenaire fumant 40 cigarettes par jour et s’envoyant des litres d’alcool le WE, rongé par le stress et finalement dépressif de sa solitude, c’est pas mieux parce que les arrêts maladie, on sait quand çà démarre, on sait pas quand çà finit. Et les mères de famille ont tendance à s’organiser un peu plus car le font déjà chez elles.

2- Le diplôme et son adéquation avec le poste.
Là on atteint des sommets dans la bêtise. J’ai un DUT en stats (35H de cours + projets + stages de septembre à juin, voir toute l’année quand les stage s se prolongent) et un DU (le truc où il faut s’enlever les doigts du cul pour trouver un financement dans une entreprise). Et bien, on vous dit que c’est Bac+5 qu’il faut et pas bac+3. Après 8 ans d’expérience, je ne vois pas trop bien la nuance.
Mais ce qui m’agace le plus, c’est quand le poste requiert des compétences très techniques que vous maîtrisez et que l’annonce se tourne vers « école de commerce ». Je n’ai rien contre ce cursus en particulier, mais çà m’agace profondément de voir ce diplôme placardé à tous les rayons.
C’est une tendance typiquement franchouillarde, que j’ai appelé la diplômite aigüe. Messieurs et Mesdames les recruteurs, merci de consulter le site www.onisep.fr (par exemple) et de voir que beaucoup de formations autres que grandes écoles, écoles de commerce existent et conviennent mieux aux postes proposés. Le diplôme permet de donner une échelle (salaire, fonction en début de carrière …) mais le tempérament et l’expérience du candidat font beaucoup plus ensuite.

3- Accueil et réponse
La grande dégradation. Avec la démocratisation de l’internet, oui, il y a plus de réponses à une annonce. Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger l’aspect humain. Une explication constructive sur les motifs du refus, c’est pas la mer à boire surtout si le candidat a fait la démarché de venir à un RDV. Nous sommes en période tendue pour l’emploi, mais qui sait si demain, la situation ne s’inversera pas avec le départ des papy boomers à la retraite.
C’est l’image de votre entreprise que vous véhiculait.

Et puis un dernier point, à l’attention des cabinets de recrutement : les tests bidons pour justifier vos années de psycho, les retards aux RDV 1h en moyenne (bonjour les frais de nounou) font que de plus en plus de candidats ne prendront même plus la peine de vous envoyer des CV et sans candidats pas de boulot.

Une anecdote enfin : On m’a demandé les noms, prénoms et date de naissance de ma fille sur le dossier de candidature. J’ai barré l’encart. Lors de l’entretien oral, la personne me demande pourquoi j’ai fait çà. Je lui ai répondu que cela concernait ma vie privée et que légalement, ceci était interdit par la loi. Là, elle commence à me dire que je suis susceptible et émotive sur des questions familiales … ben non, c’est juste que j’avais pas envie de me faire hara-kiri en signalant à l’écrit que j’étais maman et puis zut ! c’est ma vie, qu’est ce qu’il en a foutre le patron que ma fille s’appelle Amélie ou Georgette.

Écrit par : Gaëlle | 12/09/2007

Tiens, c'est curieux, silence radio de notre gentille blogueuse depuis bientôt 10 jours?

Explications possibles:
(1) Elle est partie en vacances.
(2) Elle est très occupée à rédiger des lettres de refus personnalisées et détaillées aux valeureux candidats qui lui ont fait l'honneur de lui envoyer leur CV, mais qui, malheuseusement...
(3) Elle se sent incomprise, elle qui fait un métier difficile mais ô combien merveilleux, et elle boude.

Écrit par : merlin | 13/09/2007

Bonjour à tous,

C'est durant un petit temps de pause que j'ai pris connaissance de tous les messages adressés à cette blogeuse recruteuse...j'ai apprécié la lecture des témoignages, colères et questionnements sur le rôle, les compétences, les process de recrutement de notre temps! merci.
Pour apporter ma petite contribution à cette discussion et en ma qualité de "recruteuse" occasionnelle, je crois qu'il y a une très grande distance entre les intentions et les actes des DRH qui disent vouloir donner la chance à tous d'être traité également face à l'emploi.-
La réalité est bien différente..et à lire vos messages, je veux croire que ceux qui cherchent du travail, se fichent d'écouter les justifications d'une recruteuse qui explique que c'est à cause du mauvais temps...oups pardon, manque de temps qu'elle ne peut répondre personnellement aux candidats non retenus.

Ce qu'il est important tout de même de rappeler c'est que dans la plupart des cas,
la personne en charge de présélectionner les candidatures, donc de faire un short liste de candidats potentiellement retenus pour un RDV d'entretien, est entre les mains d'un tout jeune recru, un jeune chargé(e) de mission RH , jeune diplômé. Ce jeune par son inexpérience va très vite devoir et vouloir apprendre à bien faire son métier. Cet apprentissage devra être le plus court possible, car le temps c'est de l'argent, et que l'investissement de l'entreprise pour l'embauche d'un recruteur doit être très vite rentable et rentabilisé. Alors pour aller vite, le jeune recruteur(se) mettra en mode automatique RM « Relflexes Mimitismes ». Il apprendra sans que l'on ait besoin de lui expliquer, comment, pourquoi...que les candidats qui ne lui ressemblent pas, ne seront pas ceux qu'il faudra retenir. Parce que s'il a été choisi c'est parce qu'il ressemblait lui aussi à son recruteur....
Comment on explique ce phénomène? Comment, sans mot dire, le recruteur apprend- t-il à discriminer ?
Car je peux vous assurer qu'il n'existe pas, à ma connaissance, d'école ou de modules de formation qui vous apprennent à distinguer un noir, d'un beur, d'un libanais, ....non non, encore moins d'un grand blond au yeux noirs!! (non, sont pas bleus ceux de mon grand blond!!! hey hey...vous avez failli vous faire avoir par vos préjugés!!!)...donc je disais, il n'y a pas d'école de la discrimination.

Mais il y a l'école de l'expérience dans tous les lieux on l'on apprend aux côtés et avec les autres. Dans le monde de l'emploi, ces écoles sont les entreprises.
Et là, les recruteurs sont formés par leurs aînés qui eux-mêmes ont été formés par des plus anciens qui eux même...je n'irai pas jusqu'à l'âge de Pierre, ni celle de Mohamed...mais y'a fort à parier quand même que Pierre était préféré à Mohamed .Allez savoir pourquoi?!!!

Le métier de recruteur a le vent en poupe, mais qu’il veille à son éducation, car les vents tournent !!!

Ma pause est terminée...merci et à bientôt

Écrit par : Madge | 13/09/2007

bon, je ne reviendrais pas sur le fait que cette description du métier de recruteur drh est assez classique et met juste un peu plus en avant que vous cherchez de part votre formation à mettre "en case" les gens.

Comme dans tous les métiers, il y a des bons et il y a des mauvais. Il y a ceux qui cherchent à réfléchir à ce qu'ils font et ceux qui ne font qui suivre. (communément appelé les "valises")
Chaque personne a son expérience avec les drh, j'en ai rencontré des supers avec qui je me suis très bien entendu, d'autres avec qui je n'ai pas accroché dès le départ et ou je me suis limite engueulé avec eux lors de l'entretien! D'ailleurs, ça surprend quand il vous rappelle pour vous dire qu'il retient votre profil.

Je voulais apporter juste un petit témoignage sur les DRH un peu douteux

Le contexte: j'habite Orléans, et une entreprise de Dijon m'avait contacté. (4h de route)
D'habitude je fais en sorte que les entreprises payent mes frais de déplacement mais pour celle ci j'avais oublié de le mentionner du coup j'avais pris rendez vous.

Mon premier rendez vous:
Je suis allé à l'entretien, et j'ai découvert avec stupéfaction que mon rendez vous était tout simplement parti... Imaginez ma surprise, bon, je rencontre un des responsables techniques avec qui je m'entend toujours très bien puisque je ne mens pas sur mes compétences et il avait très clairement ressentis que j'étais l'élément qu'il lui fallait. (L'entretiens avec lui avait durée l'après midi entière, il m'avait fait visiter l'entreprise!) A la fin de la journée, le drh ne revenant pas de ces rendez vous à l'extérieur, il me dit de le recontacter plus tard pour reprendre rendez vous.

Mon second rendez vous:
1 semaine après mon premier rendez vous, je le recontacte (enfin! car je l'ai harcelé de message puisque le poste m'intéressait vraiment beaucoup) et on discutait pendant près de 10 minutes juste pour convenir d'une date! J'espérais pouvoir venir en train à notre second entretien le voyage en voiture étant particulièrement pénible, impossible d'obtenir de lui un rendez vous avant 2 mois dans l'après midi! Bref, je flanche et je lui propose qu'on se voit le soir même (alors que j'étais à Orléans) vers 19h, je prend ma voituer, j'arrive sur place pile à l'heure, je me présente à l'entrée (la secrétaire était encore la) elle l'appelle et elle me répond qu'il est en réunion et qu'il va envoyer quelqu'un d'autre... bon, je passe l'entretien qui se passe très bien avec la personne chargé des ressources humaines (qui a eu une très bonne opinion de moi).

Il me rappel le lendemain en me disant qu'il aimerait quand même me voir... on convient d'un 3ème rendez vous.

Le 3ème rendez vous:

Voyage terrible (vous imaginez bien qu'il ne m'a pas proposé un rendez vous à 14h) orage, je roulais à 60km/h sur la A6!!! tellement il pleuvait, j'arrive éreinter à notre entretien en lui expliquant que je serais probablement peu réceptif du à ma fatigue! L'entretien se passe, de façon complètement incipide. Il a fait parti du type de DRH que j'apprécie pas du tout, questions bien bidon pas du tout personnalisé dont les réponses sont impossibles à trouver de base (genre, citez nous 3 de vos défauts et 3 de vos qualités... bah à part paresseux, prétentieux et insolent je vois pas pour ma part... j'vais lui sortir ça?)
enfin bon, je suis reparti le soir même pour orléans, avec comme finalité de l'entretien qu'il me donnera une réponse dans les jours qui suivent (la phrase trop typé du refut)
Bon un peu dégouté quand même de mon entretien, j'attend quelques jours sa réponse et la je reçois une lettre hyper bidon de refus... GGGNEE!
J'ai trouvé que c'était un manque total de toute courtoisie et de respect!

Ca c'était mon premier bien drole... (au final j'en ris mais je peux vous assurer qu'il a du moins rire quand j'ai refait la route pour l'engueuler en personne devant son entreprise et devant son directeur)

(autre témoignage)

J'ai un second DRH qui m'a beaucoup fait rire, si vous regardez le site que j'ai indiqué, vous verrez mon cursus scolaire (pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le liens, j'ai fait un BTS, Prepa puis Ecole d'ingénieur en parallèle d'un master of science de l'université de Salford (Manchester UK))
Lors de ces tests, elle a extrait comme résultat que j'étais intellectuellement moyen et que je devais avoir du mal à apprendre de nouveaux trucs :)

J'ai avoué, j'ai avoué que j'étais quelqu'un d'intellectuellement moyen, désoler mais son test me demandait qui était les acteurs principaux des Bronzés font du ski... navré mais je pourrais pas tous les nommés... Si connaitre par coeur les acteurs des bronzés est de montrer qu'on est intelligent alors... je suis un débil profond... par contre avoir le reflexe de prendre un livre pour chercher ça ouais pas de soucis je sais faire :) et LE MUST! c'est que je sais qu'il faudra que je cherche dans la rubrique Cinéma... ça vous en bouche un coin non?

C'était mes 2 entretiens qui m'ont le plus marqué dans ma recherche d'emplois en sorti d'école...
Au final c'est bête mais j'ai jamais su vraiment pourquoi je ne correspondais pas à ce qu'ils cherchaient et ce, malgrés mes appels. Généralement, j'appelais même si j'étais refusé car mon objectif premier était de trouver un emploi, donc apprendre de mes erreurs était encore la meilleur chose à faire, mais non, mon profil et ma personnalité correspondait à chaque fois! (au final j'ai trouvé un boulot médiocre par rapport à ce que je voulais)

Écrit par : Bruno | 13/09/2007

Bonjour à tous,

que de haine dans tous ces commentaires....

A croire que vous étiez tous la perle rare et que personne ne vous laisse votre chance.
J'en ai eu aussi des mauvaises expériences, avec des RH mais aussi avec des opérationnels.... Des cons y'en a partout...

Et des opérationnels qui vous font passer un entretien, qui ne vous rappelle pas pour vous dire si vous êtes pris ou non et en cas de réponse négative qui ne vous font même pas un débrief alors qu'ils ont été tout mielleux pendant tout l'entretien, il y en a aussi...

L'avantage d'un recruteur c'est qu'il peut faire un peu de boulot à votre place. Vous n'avez pas spécialement le temps de chercher une autre boîte, il vous appelle et vous propose un autre poste car d'après ses recherches, vous pourriez convenir au poste. Que demander de plus ?

Alors c'est vrai, cela ne fait jamais plaisir de prendre un vent, par un opérationnel ou par un RH, surtout lorsque l'on a une haute opinion de soi. Mais c'est la vie...

Bon courage à tous dans vos recherches.

Écrit par : Kite loic | 16/09/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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